Catégories

Mercredi 28 novembre 2018 à Meslay du maine

GAUCHO DE LOU se qualifie monté en 1’18″6  avec l’aide de Florian JOSEPH

Vendredi 16 novembre 2018  à Caen

Belle qualification en 1’18″3 de GRAZIA D’ECOUVES  qui a très bien conclu son parcours, allant chercher GALA DU CHATELET qui avait pris le large durant le parcours.

Lu dans Paris-turf Suisse

De leur naissance à leurs victoires les plus glorieuses, en passant par l’entraînement et la maréchalerie, Adrian Burger gère avec brio tous les éléments de la carrière de ses protégés depuis sa calme campagne lucernoise. Rencontre avec l’homme de Dal Cuore qui vit à fond sa passion et qui n’a certainement pas fini de façonner de futurs champions.

Adrian, vous êtes éleveur, propriétaire, entraîneur mais aussi driver, d’où vous est venu cette passion pour les courses ?

Mon père était maréchal et dans les années 50-60 il travaillait chez un patron qui avait des trotteurs. De temps en temps ils pouvaient les atteler à l’entraînement et il a fini par en acheter un pour la maison. C’était une jument de concours qui avait été trotteuse dans sa jeunesse en courant notamment à Vincennes à 2 et 3 ans. Avec elle il a aussi commencé à faire de l’élevage, c’est d’ailleurs elle la 5e mère de Fanta. J’ai donc toujours grandi avec des chevaux, je les ai toujours aimés et je n’ai connus que ça finalement. C’est donc assez logiquement que j’ai appris le métier de mon père et que je me suis mis moi aussi à aller aux courses.

Si bien que vous avez démarré également votre propre élevage avec lequel vous obtenez de très bons résultats, notamment grâce à Senora de Lou. Tout a commencé il y a plus de 20 ans lorsque j’ai placé une de mes poulinières chez Christian et Giselle Germain. On est devenus de très bons amis et on ne s’est plus quittés depuis. Quand il y a eu les accords entre la France et la Suisse il y a une dizaine d’années et qu’il était possible d’acquérir une jument française afin de lui donner la double nationalité, c’est donc logiquement chez eux que je me suis rendu et j’ai choisi Senora de Lou alors qu’elle était encore yearling. Sa lignée maternelle remonte à Sa Bourbonnaise qui est l’une des cinq plus grandes lignes chez les trotteurs français. On l’a toujours estimée mais après deux courses décevantes en France je l’ai ramenée en Suisse. Là elle a couru une fois mais on a trouvé un petit dégât dans l’arrière-main. On n’a pas voulu prendre de risque donc on l’a préservée pour sa carrière de poulinière. Elle est d’abord allée à Qwerty car c’est un cheval que j’ai adoré et dont j’avais des parts mais il s’est révélé ne pas être un très bon reproducteur ; ça donne des chevaux ordinaires comme Becks ou Elvin. Mais depuis qu’elle a vu de très bons étalons elle nous donne déjà de meilleurs produits.

Son mariage à Real de Lou s’est ainsi très bien passé puisqu’il vous a donné Dal Cuore, pourquoi ce choix ? Real de Lou est un cheval que j’ai connu comme poulain, comme yearling, puis comme débutant, on a suivi toute sa carrière. Il a un très beau papier et c’est une peinture physiquement. Donc quand il est devenu étalon ça a été presque une évidence. Il donne des chevaux qui ont énormément de vitesse et qui sont durs. Par contre ils sont très anxieux et sur l’œil donc ça complique la chose étant jeunes. Mais ils vieillissent très bien et quand ils ont la qualité ils rattrapent le temps perdu. On vit vraiment une très belle histoire avec Dal Cuore.

A quoi peut-on rêver lorsqu’on touche un tel cheval ? Dal Cuore est le meilleur cheval que j’ai jamais eu, c’est sans doute le cheval d’une vie. Sur le nombre de fois où il est parti au galop étant jeune, jamais je ne l’ai puni. Quand ça se passait mal je travaillais tranquillement en retrait et je me disais que ce serait pour la prochaine fois. Le fait que ma femme et moi travaillons à côté nous donne aussi une sécurité financière qui nous permet de nous mettre moins de pression pour exploiter les jeunes. Au final la patience a fini par payer et maintenant il nous le rend bien. Il a de la vitesse et de la tenue, il se bonifie avec le temps et devient de plus en plus maniable ; il a tout pour lui. J’ai toujours rêvé de gagner un jour à Vincennes donc j’aimerais bien l’y emmener au début de meeting d’hiver si je lui trouve un bon engagement.

Vous avez un profil un peu particulier puisque vous ne vous occupez pas que de vos chevaux de course mais êtes également maréchal, comment gérez-vous cette double activité ? Le matin, j’attelle mes trotteurs avec Martin Hansen, qui travaille pour moi, et également avec mon teneur de pied. Je pars ensuite pour ferrer entre 9h et 10h, je fais entre 120 et 140 chevaux par mois. C’est un métier que j’adore et ça m’aide aussi pour ferrer mes trotteurs.

Et parmi toutes vos casquettes qu’est-ce qui vous passionne le plus ? Ce que j’aime le plus c’est entraîner mes chevaux. Travailler différemment un cheval, le ferrer différemment, chercher les réglages pour faire en sorte que ça aille, j’adore ça. Et façonner un poulain pour l’amener à la victoire c’est beau. C’est vrai que j’ai pas mal de chevaux compliqués mais je préfère un qui ait de la qualité et qui galope une fois sur deux qu’un qui va tout seul mais qui est limité et avec lequel il faut absolument courir caché. On avance mieux ainsi.

Vous êtes l’un des rares entraîneurs professionnels à être basé en Suisse-allemande, comment vous organisez-vous pour malgré tout rivaliser face aux entraîneurs basés à Avenches ? J’ai chez moi une piste de 800m qui est un mélange de sable et de terre, avec également un marcheur couvert, des boxes intérieurs et en stabulation libre, ainsi que des cabanes avec des paddock en herbe qu’on utilise aussi souvent que possible. A un moment donné on a un petit moins investi dans les chevaux mais plus dans les infrastructures et aujourd’hui ça paie. Pour autant, je ne peux pas beaucoup travailler la vitesse sur ma piste donc mes chevaux vont généralement une fois par semaine travailler à Avenches. Malheureusement en fonction de la météo je ne peux pas aller sur ma piste. Il y a quelques années je me prenais souvent la tête à cause de ça ; maintenant je prends les choses avec plus de philosophie et je vais me promener en forêt en me disant qu’on travaillera un ou deux jours plus tard. Par contre on est beaucoup plus pénalisés l’hiver, je ne peux pas venir travailler à Avenches à cette période car sinon les chevaux restent mouillés des heures ensuite dans le camion et ma piste n’est pas souvent praticable. Généralement on commence 5-6 semaines plus tard que les Romands qui sont sur place et mes chevaux arrivent donc au top plus tard dans la saison. Ce n’est pas facile pour un Suisse-allemand de suivre les Bovay, Pujol ou Turrettini mais je fais de mon mieux. Il y a des désavantages à cette situation mais on habite ensemble moi et mes chevaux. Je m’endors en les entendant manger, de temps en temps je me réveille la nuit car ils sont en train de galoper dans leur paddock. On a une infrastructure simple mais on est proches de nos chevaux. Ça compte pour moi et c’est aussi pourquoi on n’habite pas à Avenches.

Malgré tout, vous entretenez de fortes connexions avec le monde francophone. Mon père m’a toujours dit : « Si tu veux faire du trot en Suisse il te faut parler français. » Je l’ai vite compris et j’ai fait mon apprentissage de maréchal à Cheserex, sur les hauts de Nyon, chez Pierre Hauser qui avait ferré Bellino II. C’est là que j’ai appris le français. Je pense que sans ça je ne serais jamais parvenu où j’en suis aujourd’hui. Je n’aurais jamais connu Christian Germain par exemple. Ça m’a aussi permet de nouer une belle amitié avec Pierre Levesque. Un jour qu’il était présent pour le Prix du Président il a entendu que j’étais maréchal et il m’a demandé de ferrer ses chevaux. On s’est connu ainsi et grâce à lui j’ai eu la chance d’avoir de bons trotteurs comme Rodrigue, Nucléar ou Trafalgar avec qui j’ai gagné des dizaines de courses. L’hiver je vais aussi souvent chez lui pour regarder comment il travaille et essayer de progresser. La France reste le meilleur pays pour le trot et on ne peut pas faire sans.

Si vous aviez une baguette magique aujourd’hui, que changeriez-vous aux courses suisses ? Je souhaiterais plus de respect vis-à-vis des actifs. Ça passe, par exemple, par améliorer le confort aux écuries en y mettant l’eau chaude. Mais j’aimerais surtout qu’il y ait une meilleure ambiance et qu’on travaille mieux ensemble. On a besoin de tout le monde, tant des grandes écuries que du petit amateur qui n’a qu’un seul cheval. Ce qui nous fait vivre ce sont des bonnes conditions de course et il faudrait trouver la solution optimale pour que tous les chevaux puissent avoir de bonnes conditions. Certains chevaux ont de très bons programmes et d’autres pas du tout, il faut trouver le bon équilibre. Cela permettrait également d’avoir plus de partants et d’optimiser la recette.

Quels objectifs vous fixez-vous pour la suite de votre carrière ? De continuer à prendre du plaisir en allant aux courses et d’en gagner de belles avec les chevaux de notre élevage. J’ai toujours rêvé de gagner à Vincennes et j’avais passé la licence de driver professionnel pour ça. Mais plus j’y pense avec Dal Cuore et plus je me dis que je ne le driverai pas moi-même. Je rêve la nuit mais pas le jour, Vincennes ce n’est pas la même chose qu’Avenches et on ne peut pas y aller sans mettre un pilote dessus. Y vaincre en tant qu’entraîneur serait déjà un énorme accomplissement. Mais le plus important c’est de continuer à avoir ce même plaisir.

Et pour finir, sur quels chevaux allez-vous compter dans un futur proche ? Je viens d’aller chercher Verazzano Bridge et Authorized chez Pierre Lesvesque, ils courront samedi. Ils se retrouvent dans une catégorie où il y a beaucoup de bons chevaux mais j’espère pouvoir tout de même me faire plaisir avec eux. Du côté de mon élevage, outre Dal Cuore bien sûr, je fonde pas mal d’espoirs sur Fabregaz qui a fait une très belle saison. Il est parti au pré se reposer maintenant et ne courra plus cette année, je veux lui laisser du temps. J’aimerais aussi faire gagner Elvin qui est le seul produit de Senora de Lou à ne pas avoir accrocher sa victoire cette année. Chez les plus jeunes il y a Hernandez, un propre frère de Dal Cuore qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau, je me réjouis de voir son évolution. Senora de Lou vient également de nous donner Ice Coktail par Coktail Jet. Elle est pleine de Bolero Love actuellement et au printemps prochain elle ira à Love You. Si on n’est pas frappé par la poisse on devrait se faire plaisir encore quelques années avec tout ça.

Mardi 6 novembre 2018 à Meslay du Maine

Bonne qualification de GENESE DE BLARY en 1’20″2 sous l’entrainement de A.THOMAS

Depuis début septembre, les produits de REAL DE LOU continuent de se distinguer  et le classent dans » le top 10″ des étalons sur ses 3 premières générations « D » « E » « F ».

Vincennes – C7 – 11/09/2018                 FICTION CASTELETS

Avec les 15 victoires de DOUGLAS DU PONT (2), DONOSTIA DE LOU, FOLIE DU VALLON, FICTION CASTELETS, DAKOTA WINNER, EXTREME BARTH, FILOUZ DE KERNAS, DORGALI (2), FELICITA DE LOU, ENJOY DU BOURG, FUNNY GIRL THONIC, DAL CUORE (2)

Bravo et merci à tous les éleveurs,  propriétaires, entraineurs, drivers qui lui ont fait ou lui feront confiance

Laval – C9 – 03/10/2018                      ENJOY DU BOURG

Mardi 2 octobre 2018 à Meslay du maine

GISELA DE LOU se qualifie au deuxième essai en bonne pouliche avec son entraineur Laurent ABRIVARD

Vendredi 21 septembre 2018 à Grosbois

Sous l’entrainement de A.DUPERCHE, FILANDIA DE LOU se qualifie en solitaire en 1’18″3

https://youtu.be/1TjF0mf6E3E

Mercredi 12 septembre 2018 à Caen

GIULIA DE LOU se qualifie en 1’18″5 (Entr. A.DOLLION)

Vendredi 30 août 2018 à Grosbois

Qualification de GATSBY WIC (Real de Lou – Quelle miss wic) 1’19″5 entr. L.SIMON, prop. Ch TRECCO

Jeudi 29 août 2018 au Mans

Qualification de GAZETTA DE LOU (Real de Lou- Noisette d’argent) 1’20″2 entr.JPh RAFFEGEAU, prop. Ch GERMAIN

 

YEARLINGS-PUB-TROT-INFOS