Ces toutes dernières années, de nombreux gagnants ou placés de groupe I ont inscrit leur nom au palmarès du Prix d'Avignon (groupe III - 4 ans, 2.850 mètres GP) : Keep Going (2024), Inmarosa (2022) ou encore Gelati Cut (2020). L'édition 2026 revient à un concurrent encore “maiden” avant cette épreuve, Magico de Lou. Confié pour la deuxième fois au Sulky d'Or en titre, ce fils d'Un Mec d'Héripré n'a pourtant pas eu un parcours en or, contraint de passer la montée en deuxième épaisseur le nez au vent. Venu prendre l'avantage sur l'animateur Mardouk de Godrel à la sortie du tournant final, il a gardé l'avantage jusqu'au poteau face à Make a Dream (2e) et Mardouk de Godrel (3e). “Je préférais prendre les responsabilités en emmenant le wagon de deux dans le calme, que d'être sur un quatrième rang côté corde, admet Éric Raffin. Il a été bon, car il a été un peu brillant à l'intersection des pistes. Le fait d'être déferré lui a fait passer un cap.” Bruno Bourgoin, dont l'écurie est en grande forme (déjà vainqueur vendredi dans le temple du trot et auteur d'un doublé ce samedi), remporte son deuxième groupe du meeting (après Nelson de Busset dans le Prix Timoko en novembre). “Magico de Lou est un bon cheval, confirme-t-il. Les courses se jouent à rien et aujourd'hui, on avait la chance d'avoir Éric Raffin avec nous. Cela a été un plus, je pense. Le cheval avait bien travaillé. Comme tout le monde, fin décembre / début janvier, j'ai eu des chevaux malades et depuis quelques jours, ça veut nous sourire. Je suis ravi. C'est un cheval que nous avions acheté aux ventes avec des amis. Cette course n'était pas évidente à gagner et nous avons réussi.” Parmi les chevaux en vue dans cette épreuve, Mostra de Banville s'est perdue dans ses allures à la sortie du tournant final, alors qu'elle semblait avoir les ressources pour participer activement à l'arrivée. Paris turf